Objectif 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

CIBLE 8.A - Répondre aux besoins particuliers des pays en développement sans littoral et des petits États insulaires en développement
CIBLE 8.B - Poursuivre la mise en place d’un système commercial et financier ouvert, réglementé, prévisible et non discriminatoire
CIBLE 8.C - Traiter globalement le problème de la dette des pays en développement
CIBLE 8.D - En coopération avec l’industrie pharmaceutique, rendre les médicaments essentiels disponibles et abordables dans les pays en développement
CIBLE 8.E - En coopération avec le secteur privé, faire en sorte que les nouvelles technologies, en particulier les technologies de l’information et de la communication, soient à la portée de tous

• L’aide au développement répond à un impératif de solidarité à l’égard des pays en développement. De plus, des interdépendances fortes les lient désormais aux pays riches. 

• Les inégalités économiques et sociales sont des entraves au développement à long terme. Elles génèrent, au sein des sociétés et entre les pays, des tensions voire des crises qui sont coûteuses pour tous. 

• L’aide au développement n’est qu’une dimension des relations entre pays riches et pays en développement. Les échanges de biens et de savoirs, les migrations, les transferts financiers, la confrontation des cultures peuvent aggraver les inégalités et les tensions ou au contraire être de puissants moteurs de progrès. 

• Le partenariat mondial pour le développement c’est instaurer une gouvernance mondiale dans laquelle les pays les plus pauvres auront toute leur place et dont ils seront les principaux bénéficiaires. Il implique d’accroître le soutien financier à ces pays et d’améliorer l’efficacité de l’aide.

Constat : 

La reconnaissance de l’interdépendance entre le Nord et le Sud ne se traduit pas suffisamment dans la mise en œuvre d’engagements communs, en dehors de politiques sectorielles ciblées.



Objectifs :

• instaurer un système commercial et financier juste, fondé sur des règles prévisibles et non discriminatoires : la Commission européenne a éliminé l’ensemble des taxes douanières aux importations de tous les produits (sauf les armes) en provenance des pays les moins avancés (PMA) ;


• alléger ou annuler la dette des pays pauvres très endettés : lancée en 1996, cette initiative a bénéficié à 30 pays, dont 26 en Afrique ;

• accroître l’aide au développement : les pays riches se sont engagés à consacrer 0,70 % de leur PIB à cette aide en 2015 ; 


• permettre aux jeunes de trouver un travail décent : ce doit être un objectif premier des politiques économiques nationales et de l’aide au développement afin de soutenir une croissance riche en emplois ; 

• partager les savoirs : afin de rendre accessibles les médicaments essentiels, notamment pour la lutte contre le sida, les pays en développement ont le droit de déroger aux règles de protection des brevets pour les produire ou les importer ;


• faciliter les transferts de technologies par le secteur privé : entre 2000 et 2006, l’Afrique est passée de 15 à 160 millions de téléphones portables grâce à des investissements privés qui ont contribué à réduire la fracture numérique ; 


• négocier des accords globaux qui associent les pays en développement et prennent en compte leurs besoins : l’adaptation au changement climatique, la rémunération des services environnementaux que rendent les pays tropicaux à la planète en conservant leurs forêts seront au cœur des nouveaux accords sur le climat. 



Aide publique au développement des 22 pays donateurs de l’OCDE (en pourcentage du PIB)

Référence 1990 : 0,33 %

Situation 2009 : 0,30 % 

Objectif 2015 : 0,70 %



Aide publique au Développement distribuée par la France (en pourcentage du PIB)

Référence 1990 : 0,35 %

Situation 2009 : 0,46 %

Objectif 2015 : 0,70 %

Source : projet « Huit Fois Oui » mis en œuvre par l’AFD et le MAEE

En détails :
En 2010, le montant d’aide enregistré n'a jamais été aussi important : 128,7 milliards de dollars, soit 0,32% du revenu national cumulé des pays développés. On observe une hausse de 6,5% en termes réels par rapport à 2009.

Pour les années à venir, une enquête récente de l’OCDE montre que la plupart des donateurs ont l’intention d’accroître leur aide au cours des trois prochaines années, quoique à une allure nettement réduite.

En dépit des craintes d’un protectionnisme renouvelé au début de la crise économique de 2008, l’excellente gouvernance internationale a permis d’éviter un retour à des pratiques commerciales restrictives. L’accès préférentiel aux marchés accordé aux PMA et aux pays en développement n’a que très peu varié par rapport aux cinq années précédentes.

Le nombre d’usagers d’Internet continue de croître mais les niveaux de pénétration restent relativement peu élevés dans le monde en développement: 21% fin 2010, contre 72% dans les régions développées. Dans la majorité des PMA, le nombre d’abonnements fixes à large bande reste très peu élevé et les services sont hors de prix.

Perspectives en matière d’APD: attendons-nous à des années plus difficiles.

Le protectionnisme a été évité, en dépit d’une économie préoccupante, et cela grâce à une bonne coopération internationale.

Les tarifs douaniers sur les produits agricoles en provenance des pays en développement ont encore baissé, mais restent inchangés pour les vêtements et le textile.

Une chute brutale des exportations en 2009 a interrompu la tendance à la baisse du coefficient du service de la dette des pays en développement.

Le monde est de plus en plus connecté grâce aux communications mobiles à haute vitesse.

Deux tiers de la population mondiale n’ont pas encore accès à Internet.

Des applications prometteuses sont en cours d’élaboration pour des connexions Internet à grande vitesse plus largement disponibles à présent.

Fiche d’information sur l’objectif 8

Source : portail du système de l’ONU sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement